This post provides a short introduction to a history of photography (and photograph collections) in the Arabian Peninsula. It was written in March 2012 as a report of the extensive fieldwork research I did in 2011 in the framework of the Middle East Photograph Preservation Initiative (MEPPI), organised by the Arab Image Foundation (Beirut), the Getty Conservation Institute, and the funding of the Andrew Mellow Foundation. Since I wrote this piece, several initiatives took place, including the New York University Abu Dhabi (NYUAD) Akkash: Center for Photography.

Photographs found in a building about to be destroyed that used to host Studio Jamal in Kuwait City, oct. 2011

Photographs found in a building about to be destroyed that used to host Studio Jamal in Kuwait City, oct. 2011

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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