On the 7th of October 2009, the French Culture minister  announced the Musée du Louvre would return to the Egyptian authorities five  fresco fragments   supposedly stolen from a tomb in the Kings’ Valley (Louxor). Why did it break the news?

Egyptian officials and the returned hair of Ramses IIThe issue is not really new. Since the early 2000’s, the problem of cultural property have gained visibility and  became a  source of diplomatic and political conflict. Two opposite positions are confronting. On one hand, institutions in archaeological-source countries claim for the right to be returned, rapatriated or restituted “their” “looted” artifacts as part of the national heritage. On the other hand, 18 museums from antiquities-importing countries have signed the Declaration of the importance and Value of Universal Museums (2002) stating the artifacts in their collections do not belong to a  nation in particular but to the entire Humanity. As both arguments can be considered as valid, it results  in a deadlock situation such as in the case of the Parthenon/Elgin Marble whose property is claimed at the same time by Greek authorities and the British Museum.

The new thing about this recent return is that the Louvre is one of the museums that signed the 2002 Declaration. For the first time, one of those museums agrees in such a short time (less than two weeks) to return the claimed pieces… without negociating any condition. How was it possible?

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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