Kimiko Yoshida - Japon -Les mariées intangibles - Autoportrait, 2005

Few news after a long silence: I moved to Libya where I am working on the creation of the Digital Center for the Conservation of National Archives ( مركز التوثيق الإلكتروني للأرشيف الوطني ).
More about this in a few weeks.

 

 

 

 

 

Meanwhile, I will participate to that conference “L’Orient créé par l’Orient” on the 10th of November at the Institut du Monde Arabe, Paris.  I will talk in the second panel: Nouveaux chantiers: archéologie, ethnologie, droit musulman.

Here is the complete program:  click, click

Le mercredi 10 novembre 2010, de 9h30 à 18h30

Institut du Monde Arabe / Institut d’études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman

Coordinateurs : François POUILLON, EHESS & François ZABBAL, IMA

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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Above is the presentation related with the article beneath:

« La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb, Paris, CNRS édition, 2008, p. 79-97 (Dossier « La fabrique de la mémoire : variations maghrébines », dir. Jean-Philippe Bras).

Here is the introduction:

« Eh quoi ? Les indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle, souillé et dénaturé, le monde nègre disqualifié, d’immenses voix à jamais éteintes, des foyers dispersés au vent, tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l’Humanité réduite au monologue, et vous croyez que tout cela ne se paie pas ? » Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

Depuis une quinzaine d’années, les demandes de restitutions d’objets pillés par les puissances coloniales ne cessent d’augmenter en nombre comme en médiatisation. Parallèlement, la question des réparations de la dette morale et physique du colonialisme s’est engagée entre anciens colonisés et colonisateurs. Le débat sur les restitutions et les réparations conditionne les rapports Nord-Sud ; comme si, pour faire mentir Aimé Césaire, l’Humanité n’était pas réduite au monologue et que le bousillage devait être payé. La restitution d’oeuvres d’art sert-elle la réparation d’un passé bafoué ? Comment des objets de patrimoine sont-ils devenus des objets de conflits ? Read the rest of this entry »

Heritage Policies in Sudan

January 5, 2009

Here is the  powerpoint presentation of a conference given in the Biannual conference (ECAS) of the European network of African Studies (AEGIS) in Leiden 2007.

It covers one of my favorite topics:

heritage policies in the “post-conflict” Sudan.

Summary:

This paper is an abstract of the communication given in the ECAS, the second biennial conference of AEGIS (Africa-Europe Group for Interdisplinary Studies) in Leiden, on the 10th of July 2007. This article presents the results of my fieldwork research in Sudan in April-March 2006 and January-April 2007. A complete version of this article will published in Egypte/Monde arabe 5-6 on Heritage policies in Egypt and Sudan (forthcoming, first semester 2008).


This paper aims at reconsidering the evidence of national identity construction through a reflection on heritage-making and its institutional mechanisms in the Sudanese context.

The fifty-years civil war of Sudan has been considered by many analysts as a war of competing identities [1]. Since the signature of the Comprehensive Peace Agreement (CPA) in 2005, the reconstruction of the country is presented as the priority of the authorities, but the internal context remains very conflictive (e.g. Darfur) and the national integrity is still problematic (referendum on the autonomy of Southern Sudan in 2011). However, cultural heritage is being promoted by national authorities and international agencies according to the CPA implementation agenda. Heritage is used as a resource to develop cultural diversity as well as a national identity.

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