What do Voltaire, Mozart, Bonaparte, Freud, Hergé, Elizabeth Taylor, and Michael Jackson have in common? 

To find out the answer, read Florence Quentin’s Livre de Egyptes, released on 29 January 2015, which explores the everlasting Western fascination for Egypt.

Extras on the set of Mankiewicz 's Cleopatra,1963

Extras on the set of Mankiewicz ‘s Cleopatra,1963

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Osama Esid, The fantastic Jawa (Cairo Street workers series), 2006 (DR)

Following the life of the Dictionnaire des Orientalistes (we talked about it already), I’ll be participating on the 3rd conference that prepares the new edition of the Dictionnaire with another analytical volume. It’s a three days conference with 60 speakers from both sides of the Mediterranean aiming at shedding light on the old orientalist practices and renewing perspectives. The ultimate goal is to evaluate the dialogue of Orientalism with and within the Orient.

I’ll talk in the F. Pouillon’s round table #2 “inventing the  Tradition” : Cairo’s Museum of Arab Art: Anatomy* of an Orientalist institution in the Orient (1881-2010).

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News and updates

April 5, 2011

Until #Feb17 events in Libya, I was in charge of a team whose responsibility was the creation of a centre for digital conservation of Libyan historical archives in Tripoli. Of course, our activities stopped and I’m back in France.
I’ve found a shelter near Lille and settled in front of the computer.

What’s on the shelf now?

I’m looking for a job in Heritage management and/or research. I’m applying widely to positions in Middle East, North Africa and Europe. Read the rest of this entry »

Dans le cadre des “Rendez-vous de la recherche”, organisés conjointement par le CFCC, le CEDEJ et la FESP de l’Université du Caire, في إطار ملتقى التعاون البحثي بين كل من المركز الفرنسي للثقافة والتعاون ومركز الدراسات والوثائق الاقتصادية والقانونية والاجتماعية وكلية الاقتصاد والعلوم السياسية / قسم فرنسي

Le CEDEJ a le plaisir de vous inviter Lundi 29 mars 2010 à 18h, à un séminaire de recherche sur le thème :

يدعوكم السيداج لحضور الندوة المنعقدة على الموضوع الآتي :

Palestine, Irak, Egypte :

Comment le patrimoine devient-il un objet de conflits ?

فلسطين، العراق، مصر
كيف أصبح التراث موضوع صراعات؟

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Le 21 février 2010, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou annonce l’inscription du tombeau de Rachel à Bethléem et du tombeau des patriarches à Hébron sur les listes du patrimoine national israélien . Les deux sites sont situés en Cisjordanie, territoire sous autorité palestinienne et sont également partagés par les trois religions – il s’agit donc de lieux chargés émotionnellement et symboliquement. Cette annonce déclenche dans les jours qui suivent un soulèvement populaire dans les territoires palestiniens qui n’est pas sans rappeler les prémices de la seconde Intifada en 2000.
Provocation ou maladresse ? La réaction de violence atteste de la charge politique et symbolique de l’acte de patrimonialisation. Assiste-t-on à une intifada du patrimoine ? Comment expliquer que le patrimoine soit l’élément déclencheur d’un soulèvement populaire ?

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Nouvelle publication !

December 24, 2009

Pratiques du patrimoine
en Egypte et au Soudan

The newest book I coedited for the CEDEJ (Cairo, MAEE/CNRS USR 3123) scientific journal Egypte/Monde arabe, was realeased on the 21st of December in Cairo. It will be available soon on line at ema.revues.org. Meanwhile, you can order it by clicking on the cover below (they ship worldwide!). I’m quite happy with the outcome of that long editing process: it’s elegant and the content is definitively original. Read below the abstract of the book and download the table of content.

EMA 5-6 / ©Golo

Comment et pourquoi invente-t-on du patrimoine en Égypte et au Soudan ? Quels sont les objectifs qui sous-tendent les phénomènes de diversifications et d’inflation patrimoniales qui y sont aujourd’hui à l’œuvre ? Telles sont les questions explorées dans ce numéro d’ÉgypteMonde Arabe.

L’Égypte et le Soudan offrent des exemples remarquables de patrimonialisation. Du Caire à Siwa en passant par Alexandrie, de Naqa à Wadi Halfa en passant par Khartoum, du patrimoine archéologique, architectural et urbain au patrimoine folklorique, ethnologique et religieux, l’analyse de ces situations suggère des rapprochements stimulants. Les treize contributeurs à cet ouvrage – architectes, anthropologues, musicologues, historiens, archéologues, médiateurs – ont en commun de chercher à cerner le cheminement qui amène à tenir pour acquis l’existence et l’importance des valeurs patrimoniales attribuées à des ensembles d’objets, lieux, évènements ou traditions.

Cet ouvrage rend compte de la difficulté d’appréhension d’un sujet encore très peu exploré en Égypte et au Soudan et met en lumière une nouvelle donne patrimoniale traduisant une mutation de l’agencement des territoires et des identités. En ce sens, il apporte un éclairage inédit à propos des articulations, des décalages, voire des hiatus existants, entre « fabrication » et « pratiques » du patrimoine.

Omnia Aboukorah, architecte et docteur en géographie, est chercheuse associée au CEDEJ. Spécialiste des processus de patrimonialisation du cadre architectural et urbain, elle s’est particulièrement intéressée aux terrains égyptien et éthiopien.

Jean-Gabriel Leturcq est doctorant en Histoire à l’EHESS (Paris) et chercheur associé au CEDEJ. Il est spécialiste des politiques du patrimoine et des musées en Égypte et au Soudan.

Avec les contributions de Mercedes Volait, Vincent Battesti, Karim ben Meriem, Severine Gabry,  Emmanuelle Perrin, Galila El Kady, Thomas Fracapani, Aymé Lebon, Iris Seri-Hersch, Ida Dyrkorn-Heierland, Coralie Gradel, Costanza de Simone.

Consulter le sommaire en cliquant ici: Sommaire EMA 5-6

On the 7th of October 2009, the French Culture minister  announced the Musée du Louvre would return to the Egyptian authorities five  fresco fragments   supposedly stolen from a tomb in the Kings’ Valley (Louxor). Why did it break the news?

Egyptian officials and the returned hair of Ramses IIThe issue is not really new. Since the early 2000’s, the problem of cultural property have gained visibility and  became a  source of diplomatic and political conflict. Two opposite positions are confronting. On one hand, institutions in archaeological-source countries claim for the right to be returned, rapatriated or restituted “their” “looted” artifacts as part of the national heritage. On the other hand, 18 museums from antiquities-importing countries have signed the Declaration of the importance and Value of Universal Museums (2002) stating the artifacts in their collections do not belong to a  nation in particular but to the entire Humanity. As both arguments can be considered as valid, it results  in a deadlock situation such as in the case of the Parthenon/Elgin Marble whose property is claimed at the same time by Greek authorities and the British Museum.

The new thing about this recent return is that the Louvre is one of the museums that signed the 2002 Declaration. For the first time, one of those museums agrees in such a short time (less than two weeks) to return the claimed pieces… without negociating any condition. How was it possible?

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Here is an article published (in French) in the Swiss weekly L’Hebdo (Lausanne) on the September 9th, 2009. The original article can be downloaded here (with a great cartoon)!

Election à l’Unesco: Le clash des cultures?

L’organisation désigne son nouveau directeur le 17 septembre. Mais les deux favoris en lice, l’Egyptien Farouk Hosni et l’Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, n’ont guère de vision et jouent la carte du «choc des civilisations».

texte Jean-Gabriel LETURCQ et Andreas WESTERWINTER

En septembre, l’Unesco doit élire son nouveau directeur général. Parmi les neuf candidats en lice, deux monopolisent l’attention des médias. Ils sont aussi les plus controversés. D’un côté, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui avait promis en 2008 de «brûler tous les livres israéliens» dans les bibliothèques égyptiennes et qui se présente comme «une chance pour la culture arabe». De l’autre, Benita Ferrero-Waldner, actuelle commissaire pour les relations extérieures de l’Union européenne (UE) et ancienne ministre autrichienne  dans un gouvernement de coalition avec le parti d’extrême droite de Jörg Haider, le FPÖ.

Présumés favoris, du fait de leur notoriété relative, Hosni et Ferrero-Waldner orientent leur campagne vers une rhétorique du «choc des civilisations» qui sert leurs intérêts respectifs; mais, si elle se révélait assez efficace, elle décrédibiliserait sans doute l’Unesco. Car la tâche de cette agence de l’ONU, basée à Paris, ne se limite pas à désigner des zones de patrimoine culturel mondial. Comme son nom l’indique, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, les sciences et la culture a des mandats bien plus vastes. L’Unesco est censée aider les pays les plus défavorisés à mettre en oeuvre des politiques éducatives, à promouvoir des politiques scientifiques, à établir des normes universelles en bioéthique ou, encore, à favoriser le dialogue entre les cultures par la promotion de l’éducation, des sciences et de la culture. L’élection du directeur général est donc l’occasion pour l’organisation de repenser ses missions et ses défis. Seulement voilà, vu le profil des deux «favoris», la question se pose: sont-ils à la hauteur?

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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Here is a polemic research article I wrote in 2007 about Dr. Zahi Hawass published in Enrique Klaus et Shaymaa Hassabo (ed.) Chroniques Égyptiennes 2006, Cairo, CEDEJ, 2007. new! (september 2009) download the article here or buy the book here

Et Zahi créa l’Égypte: Quand glamour et patrimoine défraient la chronique

Cet article analyse le discours et les polémiques publiés dans la presse égyptienne autour de la personnalité de Zâhî Hawwâs, le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités (CSA) en 2006. L’homme a bâti son pouvoir sur le patrimoine égyptien, utilisant sa position institutionnelle ainsi que l’image de prestige qu’il a projetée dans les médias étrangers.

L’article rend compte de son emprise sur le patrimoine égyptien qui englobe les champs culturel, économique et politique. Néanmoins, sa présence dans la liste des 100 personnalités les plus influentes dans le monde dressée par « Time Magazine » ainsi que sa reconduction à la tête du CSA n’ont pas empêché les critiques en Égypte concernant sa stratégie de communication, orientée vers les médias.

Cet article décrit ainsi un jeu de miroir reflétant les ambiguïtés de la politique locale et le prestige international de Égypte en termes de patrimoine, d’identité, de pouvoir, de connaissance, de sciences mais aussi de business. En tant que personnification de l’archéologie égyptienne, Zahi Hawass incarne toutes ces ambiguïtés.


“And Zahi created Egypt”, When Glamour and Heritage Break the News

Abstract

The aim of this article is to analyse the discourse and the polemics in the Egyptian newspapers that surrounded Zahi Hawass, the Supreme Council of Antiquities General Secretary in 2006. By his institutional position and by the prestigious image of himself  he projected in the international media, he built up his power over the Egyptian heritage.

The article gives an account of his seizure over that heritage, which encompasses realms of culture, economics and politics. Yet, his nomination in Time Magazine’s list of the top 100 most influential personalities worldwide and his reappointment at the head of the Supreme Council of Antiquities did not prevent national criticism towards his media-oriented policies.

This article describes a game of mirrors reflecting the ambiguities of local politics and international prestige of Egypt in terms of heritage and identity, power and knowledge, science and business. As the personification of Egyptian archaeology, Zahi Hawass epitomises all those ambiguities…


Ceci est le power point d’une présentation donnée à l’école doctorale de l’IISMM, EHEE,Paris, 22-26 septembre 2008 et animée par Gabriel Martinez-Gros. Le thème de cette école doctorale était les héros fondateurs.

J’ai abordé la question des héros comme des fondateurs de monuments. En effet, les fondations monumentales – temples religieux ou temples de la nation, musées, statues, etc. – sont construites comme des images du pouvoir sur la nation, mais constituent en même temps des images de la nation héroïque. Les monuments (qui avec le temps deviennent historiques ou patrimoine) contribuent largement à l’imagerie nationale, ou encore, à structurer l’imaginaire national dans lequel la nation se confond avec la figure de ses fondateurs.
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