Here is an article published (in French) in the Swiss weekly L’Hebdo (Lausanne) on the September 9th, 2009. The original article can be downloaded here (with a great cartoon)!

Election à l’Unesco: Le clash des cultures?

L’organisation désigne son nouveau directeur le 17 septembre. Mais les deux favoris en lice, l’Egyptien Farouk Hosni et l’Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, n’ont guère de vision et jouent la carte du «choc des civilisations».

texte Jean-Gabriel LETURCQ et Andreas WESTERWINTER

En septembre, l’Unesco doit élire son nouveau directeur général. Parmi les neuf candidats en lice, deux monopolisent l’attention des médias. Ils sont aussi les plus controversés. D’un côté, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui avait promis en 2008 de «brûler tous les livres israéliens» dans les bibliothèques égyptiennes et qui se présente comme «une chance pour la culture arabe». De l’autre, Benita Ferrero-Waldner, actuelle commissaire pour les relations extérieures de l’Union européenne (UE) et ancienne ministre autrichienne  dans un gouvernement de coalition avec le parti d’extrême droite de Jörg Haider, le FPÖ.

Présumés favoris, du fait de leur notoriété relative, Hosni et Ferrero-Waldner orientent leur campagne vers une rhétorique du «choc des civilisations» qui sert leurs intérêts respectifs; mais, si elle se révélait assez efficace, elle décrédibiliserait sans doute l’Unesco. Car la tâche de cette agence de l’ONU, basée à Paris, ne se limite pas à désigner des zones de patrimoine culturel mondial. Comme son nom l’indique, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, les sciences et la culture a des mandats bien plus vastes. L’Unesco est censée aider les pays les plus défavorisés à mettre en oeuvre des politiques éducatives, à promouvoir des politiques scientifiques, à établir des normes universelles en bioéthique ou, encore, à favoriser le dialogue entre les cultures par la promotion de l’éducation, des sciences et de la culture. L’élection du directeur général est donc l’occasion pour l’organisation de repenser ses missions et ses défis. Seulement voilà, vu le profil des deux «favoris», la question se pose: sont-ils à la hauteur?

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Support Farouk Hosni?

January 5, 2009

Farouk Hosni candidat à la direction de l’Unesco. Chronique d’une campagne controversée
Chroniques égyptiennes 2007, Le caire, Cedej, 2008.

Here is another article I wrote in January 2008 about Farouk Hosni’s campaign to the Unesco’s head post.  The article was released in January 2009 but it only covers the 2007  Campaign… the 2008 campaign was also amazing! Please do contact me to receive the complete version of the article: leturcq[at]ehess.fr!

New! (july 2009) Download the article here : Leturcq Farouk Hosni UNESCO!

Here is the abstract:

Résumé

En juillet 2007, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, annonce sa candidature au poste de directeur général de l’Unesco en 2009. Quelques jours plus tard, la presse égyptienne révèle l’implication de deux de ses plus proches collaborateurs dans des affaires de corruption. Cette contribution analyse la double campagne, de soutien et de détraction, menée par la presse égyptienne autour de la candidature du ministre. Ses partisans font valoir son bilan à la tête du ministère de la Culture et présentent son élection comme une chance pour l’Égypte et le monde arabe. À l’inverse, ses opposants l’accusent d’avoir mis à mal la culture égyptienne. L’enjeu de cette candidature est la position et l’image du pays sur la scène internationale.

Abstract

In July 2007, the Egyptian Culture Minister, Farouk Hosni, announced his nomination for the post of Director-General of UNESCO in 2009. A few days later, the press revealed the involvement in corruption cases of two of the Culture Ministry’s high officials. This article analyzes the double campaign in the Egyptian media, both to support and to discredit Hosni’s candidacy. His supporters acknowledged his achievements as Culture Minister and considered his election as an opportunity for Egypt and for the Arab world, whereas his opponents accused him of detracting from Egyptian culture. Farouk’s candidacy revealed national concerns about Egypt’s position and image in the international arena.