Dans le cadre des “Rendez-vous de la recherche”, organisés conjointement par le CFCC, le CEDEJ et la FESP de l’Université du Caire, في إطار ملتقى التعاون البحثي بين كل من المركز الفرنسي للثقافة والتعاون ومركز الدراسات والوثائق الاقتصادية والقانونية والاجتماعية وكلية الاقتصاد والعلوم السياسية / قسم فرنسي

Le CEDEJ a le plaisir de vous inviter Lundi 29 mars 2010 à 18h, à un séminaire de recherche sur le thème :

يدعوكم السيداج لحضور الندوة المنعقدة على الموضوع الآتي :

Palestine, Irak, Egypte :

Comment le patrimoine devient-il un objet de conflits ?

فلسطين، العراق، مصر
كيف أصبح التراث موضوع صراعات؟

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Le 21 février 2010, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou annonce l’inscription du tombeau de Rachel à Bethléem et du tombeau des patriarches à Hébron sur les listes du patrimoine national israélien . Les deux sites sont situés en Cisjordanie, territoire sous autorité palestinienne et sont également partagés par les trois religions – il s’agit donc de lieux chargés émotionnellement et symboliquement. Cette annonce déclenche dans les jours qui suivent un soulèvement populaire dans les territoires palestiniens qui n’est pas sans rappeler les prémices de la seconde Intifada en 2000.
Provocation ou maladresse ? La réaction de violence atteste de la charge politique et symbolique de l’acte de patrimonialisation. Assiste-t-on à une intifada du patrimoine ? Comment expliquer que le patrimoine soit l’élément déclencheur d’un soulèvement populaire ?

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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Les guerres du patrimoine

February 23, 2009

crédit: Thomas Coex/AFP/Getty Images

crédit: Thomas Coex/AFP/Getty Images

Le patrimoine est-il une des cibles des guerres du XXIe siècle?

Le 23 février 2009, le Musée iraqien de Bagdad a été réinauguré après près de six ans de fermeture. On se souvient du pillage du musée en avril 2003 au moment de l’entrée des troupes américaines dans Bagdad. Le symbole était fort dans le contexte d’une action armée -invasion-  critiquée par la communauté internationale. Les Iraqiens dénonçaient la destruction de leur patrimoine national. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité.  Le texte qui suit est tiré d’une intervention donnée au Cedej, Le Caire en octobre 2006 dans le cadre d’une projection sur le film de Mika Assaf, La mémoire volée, retour au musée de Bagdad (2006).

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