Statue de Bourdelle au Musée des Beaux-Arts d'Alger, DR.

For the 15 years now, demands of return, repatriation and restitution of artefacts stolen during the colonial period have been an endless diplomatic issue between former colonised and colonisers in Africa. How objects of cultural heritage became subjects of conflict?

Not all Africans countries claim for their ‘looted’ heritage, North African countries (Algeria, Tunisia, Morocco) barely asked for cultural artefacts to be repatriated. This article explains that difference through the analysis of 50 years of cultural policies in a post-colonial context. It raises questions that help reformulating the dead-end of the question of restitutions. How that difference enlights the relationship between the part (the object in exile) and the all (the heritage in situ)?
This complete article (in French) is now  on line on revues.org:

Jean-Gabriel Leturcq, « La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb [En ligne], IV | 2008, http://anneemaghreb.revues.org/431

Enjoy your reading*.

*I’m aware it is a very academic article. Research aims at fuelling cultural policies with new matters, doesn’t it!?

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News and updates

April 5, 2011

Until #Feb17 events in Libya, I was in charge of a team whose responsibility was the creation of a centre for digital conservation of Libyan historical archives in Tripoli. Of course, our activities stopped and I’m back in France.
I’ve found a shelter near Lille and settled in front of the computer.

What’s on the shelf now?

I’m looking for a job in Heritage management and/or research. I’m applying widely to positions in Middle East, North Africa and Europe. Read the rest of this entry »

Interview dcliquer sur le logoiffusée sur France Info (et France Inter) le 7/04/2010 autour de la conférence tenue au Caire sur les restitutions d’œuvres de patrimoine (clic clic)
Rappel autour de l’événement : ici pour l’effet d’annonce (le Bandung du patrimoine) et pour les résultats de la conférence.

Plus sur ce blog bientôt ou relisez les articles écrits sur ce sujet:
– un portrait de Zahi Hawass
– une mise en perspective des  questions de propriété
– Une ébauche d’étude des mécanismes institutionnels de restitution
Whose Pharaohs?

Dans le cadre des “Rendez-vous de la recherche”, organisés conjointement par le CFCC, le CEDEJ et la FESP de l’Université du Caire, في إطار ملتقى التعاون البحثي بين كل من المركز الفرنسي للثقافة والتعاون ومركز الدراسات والوثائق الاقتصادية والقانونية والاجتماعية وكلية الاقتصاد والعلوم السياسية / قسم فرنسي

Le CEDEJ a le plaisir de vous inviter Lundi 29 mars 2010 à 18h, à un séminaire de recherche sur le thème :

يدعوكم السيداج لحضور الندوة المنعقدة على الموضوع الآتي :

Palestine, Irak, Egypte :

Comment le patrimoine devient-il un objet de conflits ?

فلسطين، العراق، مصر
كيف أصبح التراث موضوع صراعات؟

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Le 21 février 2010, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou annonce l’inscription du tombeau de Rachel à Bethléem et du tombeau des patriarches à Hébron sur les listes du patrimoine national israélien . Les deux sites sont situés en Cisjordanie, territoire sous autorité palestinienne et sont également partagés par les trois religions – il s’agit donc de lieux chargés émotionnellement et symboliquement. Cette annonce déclenche dans les jours qui suivent un soulèvement populaire dans les territoires palestiniens qui n’est pas sans rappeler les prémices de la seconde Intifada en 2000.
Provocation ou maladresse ? La réaction de violence atteste de la charge politique et symbolique de l’acte de patrimonialisation. Assiste-t-on à une intifada du patrimoine ? Comment expliquer que le patrimoine soit l’élément déclencheur d’un soulèvement populaire ?

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On the 7th of October 2009, the French Culture minister  announced the Musée du Louvre would return to the Egyptian authorities five  fresco fragments   supposedly stolen from a tomb in the Kings’ Valley (Louxor). Why did it break the news?

Egyptian officials and the returned hair of Ramses IIThe issue is not really new. Since the early 2000’s, the problem of cultural property have gained visibility and  became a  source of diplomatic and political conflict. Two opposite positions are confronting. On one hand, institutions in archaeological-source countries claim for the right to be returned, rapatriated or restituted “their” “looted” artifacts as part of the national heritage. On the other hand, 18 museums from antiquities-importing countries have signed the Declaration of the importance and Value of Universal Museums (2002) stating the artifacts in their collections do not belong to a  nation in particular but to the entire Humanity. As both arguments can be considered as valid, it results  in a deadlock situation such as in the case of the Parthenon/Elgin Marble whose property is claimed at the same time by Greek authorities and the British Museum.

The new thing about this recent return is that the Louvre is one of the museums that signed the 2002 Declaration. For the first time, one of those museums agrees in such a short time (less than two weeks) to return the claimed pieces… without negociating any condition. How was it possible?

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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Above is the presentation related with the article beneath:

« La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb, Paris, CNRS édition, 2008, p. 79-97 (Dossier « La fabrique de la mémoire : variations maghrébines », dir. Jean-Philippe Bras).

Here is the introduction:

« Eh quoi ? Les indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle, souillé et dénaturé, le monde nègre disqualifié, d’immenses voix à jamais éteintes, des foyers dispersés au vent, tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l’Humanité réduite au monologue, et vous croyez que tout cela ne se paie pas ? » Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

Depuis une quinzaine d’années, les demandes de restitutions d’objets pillés par les puissances coloniales ne cessent d’augmenter en nombre comme en médiatisation. Parallèlement, la question des réparations de la dette morale et physique du colonialisme s’est engagée entre anciens colonisés et colonisateurs. Le débat sur les restitutions et les réparations conditionne les rapports Nord-Sud ; comme si, pour faire mentir Aimé Césaire, l’Humanité n’était pas réduite au monologue et que le bousillage devait être payé. La restitution d’oeuvres d’art sert-elle la réparation d’un passé bafoué ? Comment des objets de patrimoine sont-ils devenus des objets de conflits ? Read the rest of this entry »

Here is a polemic research article I wrote in 2007 about Dr. Zahi Hawass published in Enrique Klaus et Shaymaa Hassabo (ed.) Chroniques Égyptiennes 2006, Cairo, CEDEJ, 2007. new! (september 2009) download the article here or buy the book here

Et Zahi créa l’Égypte: Quand glamour et patrimoine défraient la chronique

Cet article analyse le discours et les polémiques publiés dans la presse égyptienne autour de la personnalité de Zâhî Hawwâs, le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités (CSA) en 2006. L’homme a bâti son pouvoir sur le patrimoine égyptien, utilisant sa position institutionnelle ainsi que l’image de prestige qu’il a projetée dans les médias étrangers.

L’article rend compte de son emprise sur le patrimoine égyptien qui englobe les champs culturel, économique et politique. Néanmoins, sa présence dans la liste des 100 personnalités les plus influentes dans le monde dressée par « Time Magazine » ainsi que sa reconduction à la tête du CSA n’ont pas empêché les critiques en Égypte concernant sa stratégie de communication, orientée vers les médias.

Cet article décrit ainsi un jeu de miroir reflétant les ambiguïtés de la politique locale et le prestige international de Égypte en termes de patrimoine, d’identité, de pouvoir, de connaissance, de sciences mais aussi de business. En tant que personnification de l’archéologie égyptienne, Zahi Hawass incarne toutes ces ambiguïtés.


“And Zahi created Egypt”, When Glamour and Heritage Break the News

Abstract

The aim of this article is to analyse the discourse and the polemics in the Egyptian newspapers that surrounded Zahi Hawass, the Supreme Council of Antiquities General Secretary in 2006. By his institutional position and by the prestigious image of himself  he projected in the international media, he built up his power over the Egyptian heritage.

The article gives an account of his seizure over that heritage, which encompasses realms of culture, economics and politics. Yet, his nomination in Time Magazine’s list of the top 100 most influential personalities worldwide and his reappointment at the head of the Supreme Council of Antiquities did not prevent national criticism towards his media-oriented policies.

This article describes a game of mirrors reflecting the ambiguities of local politics and international prestige of Egypt in terms of heritage and identity, power and knowledge, science and business. As the personification of Egyptian archaeology, Zahi Hawass epitomises all those ambiguities…