Statue de Bourdelle au Musée des Beaux-Arts d'Alger, DR.

For the 15 years now, demands of return, repatriation and restitution of artefacts stolen during the colonial period have been an endless diplomatic issue between former colonised and colonisers in Africa. How objects of cultural heritage became subjects of conflict?

Not all Africans countries claim for their ‘looted’ heritage, North African countries (Algeria, Tunisia, Morocco) barely asked for cultural artefacts to be repatriated. This article explains that difference through the analysis of 50 years of cultural policies in a post-colonial context. It raises questions that help reformulating the dead-end of the question of restitutions. How that difference enlights the relationship between the part (the object in exile) and the all (the heritage in situ)?
This complete article (in French) is now  on line on revues.org:

Jean-Gabriel Leturcq, « La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb [En ligne], IV | 2008, http://anneemaghreb.revues.org/431

Enjoy your reading*.

*I’m aware it is a very academic article. Research aims at fuelling cultural policies with new matters, doesn’t it!?

Nouvelle publication !

December 24, 2009

Pratiques du patrimoine
en Egypte et au Soudan

The newest book I coedited for the CEDEJ (Cairo, MAEE/CNRS USR 3123) scientific journal Egypte/Monde arabe, was realeased on the 21st of December in Cairo. It will be available soon on line at ema.revues.org. Meanwhile, you can order it by clicking on the cover below (they ship worldwide!). I’m quite happy with the outcome of that long editing process: it’s elegant and the content is definitively original. Read below the abstract of the book and download the table of content.

EMA 5-6 / ©Golo

Comment et pourquoi invente-t-on du patrimoine en Égypte et au Soudan ? Quels sont les objectifs qui sous-tendent les phénomènes de diversifications et d’inflation patrimoniales qui y sont aujourd’hui à l’œuvre ? Telles sont les questions explorées dans ce numéro d’ÉgypteMonde Arabe.

L’Égypte et le Soudan offrent des exemples remarquables de patrimonialisation. Du Caire à Siwa en passant par Alexandrie, de Naqa à Wadi Halfa en passant par Khartoum, du patrimoine archéologique, architectural et urbain au patrimoine folklorique, ethnologique et religieux, l’analyse de ces situations suggère des rapprochements stimulants. Les treize contributeurs à cet ouvrage – architectes, anthropologues, musicologues, historiens, archéologues, médiateurs – ont en commun de chercher à cerner le cheminement qui amène à tenir pour acquis l’existence et l’importance des valeurs patrimoniales attribuées à des ensembles d’objets, lieux, évènements ou traditions.

Cet ouvrage rend compte de la difficulté d’appréhension d’un sujet encore très peu exploré en Égypte et au Soudan et met en lumière une nouvelle donne patrimoniale traduisant une mutation de l’agencement des territoires et des identités. En ce sens, il apporte un éclairage inédit à propos des articulations, des décalages, voire des hiatus existants, entre « fabrication » et « pratiques » du patrimoine.

Omnia Aboukorah, architecte et docteur en géographie, est chercheuse associée au CEDEJ. Spécialiste des processus de patrimonialisation du cadre architectural et urbain, elle s’est particulièrement intéressée aux terrains égyptien et éthiopien.

Jean-Gabriel Leturcq est doctorant en Histoire à l’EHESS (Paris) et chercheur associé au CEDEJ. Il est spécialiste des politiques du patrimoine et des musées en Égypte et au Soudan.

Avec les contributions de Mercedes Volait, Vincent Battesti, Karim ben Meriem, Severine Gabry,  Emmanuelle Perrin, Galila El Kady, Thomas Fracapani, Aymé Lebon, Iris Seri-Hersch, Ida Dyrkorn-Heierland, Coralie Gradel, Costanza de Simone.

Consulter le sommaire en cliquant ici: Sommaire EMA 5-6