What do Voltaire, Mozart, Bonaparte, Freud, Hergé, Elizabeth Taylor, and Michael Jackson have in common? 

To find out the answer, read Florence Quentin’s Livre de Egyptes, released on 29 January 2015, which explores the everlasting Western fascination for Egypt.

Extras on the set of Mankiewicz 's Cleopatra,1963

Extras on the set of Mankiewicz ‘s Cleopatra,1963

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Statue de Bourdelle au Musée des Beaux-Arts d'Alger, DR.

For the 15 years now, demands of return, repatriation and restitution of artefacts stolen during the colonial period have been an endless diplomatic issue between former colonised and colonisers in Africa. How objects of cultural heritage became subjects of conflict?

Not all Africans countries claim for their ‘looted’ heritage, North African countries (Algeria, Tunisia, Morocco) barely asked for cultural artefacts to be repatriated. This article explains that difference through the analysis of 50 years of cultural policies in a post-colonial context. It raises questions that help reformulating the dead-end of the question of restitutions. How that difference enlights the relationship between the part (the object in exile) and the all (the heritage in situ)?
This complete article (in French) is now  on line on revues.org:

Jean-Gabriel Leturcq, « La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb [En ligne], IV | 2008, http://anneemaghreb.revues.org/431

Enjoy your reading*.

*I’m aware it is a very academic article. Research aims at fuelling cultural policies with new matters, doesn’t it!?

Here is an article published (in French) in the Swiss weekly L’Hebdo (Lausanne) on the September 9th, 2009. The original article can be downloaded here (with a great cartoon)!

Election à l’Unesco: Le clash des cultures?

L’organisation désigne son nouveau directeur le 17 septembre. Mais les deux favoris en lice, l’Egyptien Farouk Hosni et l’Autrichienne Benita Ferrero-Waldner, n’ont guère de vision et jouent la carte du «choc des civilisations».

texte Jean-Gabriel LETURCQ et Andreas WESTERWINTER

En septembre, l’Unesco doit élire son nouveau directeur général. Parmi les neuf candidats en lice, deux monopolisent l’attention des médias. Ils sont aussi les plus controversés. D’un côté, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, qui avait promis en 2008 de «brûler tous les livres israéliens» dans les bibliothèques égyptiennes et qui se présente comme «une chance pour la culture arabe». De l’autre, Benita Ferrero-Waldner, actuelle commissaire pour les relations extérieures de l’Union européenne (UE) et ancienne ministre autrichienne  dans un gouvernement de coalition avec le parti d’extrême droite de Jörg Haider, le FPÖ.

Présumés favoris, du fait de leur notoriété relative, Hosni et Ferrero-Waldner orientent leur campagne vers une rhétorique du «choc des civilisations» qui sert leurs intérêts respectifs; mais, si elle se révélait assez efficace, elle décrédibiliserait sans doute l’Unesco. Car la tâche de cette agence de l’ONU, basée à Paris, ne se limite pas à désigner des zones de patrimoine culturel mondial. Comme son nom l’indique, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, les sciences et la culture a des mandats bien plus vastes. L’Unesco est censée aider les pays les plus défavorisés à mettre en oeuvre des politiques éducatives, à promouvoir des politiques scientifiques, à établir des normes universelles en bioéthique ou, encore, à favoriser le dialogue entre les cultures par la promotion de l’éducation, des sciences et de la culture. L’élection du directeur général est donc l’occasion pour l’organisation de repenser ses missions et ses défis. Seulement voilà, vu le profil des deux «favoris», la question se pose: sont-ils à la hauteur?

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Whose Pharaohs?

June 6, 2009

Article publié in Qantara, 62, Janvier 2007 et partiellement reproduit (sans autorisation dans La nouvelle République d’Alger, 18 septembre 2007)

Temple de Karnak (ca. 1870)

Temple de Karnak (ca. 1870)

De l’appropriation du patrimoine préislamique dans le monde arabe.

Le 5 avril 2003, tandis que les forces américaines entraient dans Bagdad, les media annonçaient le pillage du Musée Iraqien et la disparition de 170 000 pièces d’antiquités. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité. Les Irakiens pour leur part dénonçaient la destruction de leur patrimoine national[1]. Universel ou national ?

Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946) source: http://www.monumentsmenfoundation.org/
Sgt Lindsay posing with Nefertiti (1946)

À qui appartiennent donc les antiquités assyriennes, babyloniennes en Iraq ou Syrie, pharaoniques en Égypte, phéniciennes au Liban, byzantines en Jordanie, mais aussi romaines, berbères en Algérie, Tunisie, Libye et au Maroc, ou “négro-africaine” au Soudan ou en Somalie ? Comment les témoignages matériels de l’époque préislamique, l’héritage de la jahilyya en quelque sorte, peuvent être intégrés aux constructions des nations modernes à dominante musulmane ? Bien qu’on constate que c’est avec une intensité fort différente que s’exercent les demandes de restitution des œuvres acquises illicitement et conservées aujourd’hui dans les musées occidentaux, les patrimoines préislamiques dans le monde arabe sont finalement devenus des objets de négociation pour les États contemporains. Patrimoine mondial, patrimoine national : ces antiquités appartiennent-elles aux dites nations ou au reste du monde ? Comment les antiquités préislamiques sont devenues des enjeux identitaires tant au niveau des nations que sur la scène internationale

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Les guerres du patrimoine

February 23, 2009

crédit: Thomas Coex/AFP/Getty Images

crédit: Thomas Coex/AFP/Getty Images

Le patrimoine est-il une des cibles des guerres du XXIe siècle?

Le 23 février 2009, le Musée iraqien de Bagdad a été réinauguré après près de six ans de fermeture. On se souvient du pillage du musée en avril 2003 au moment de l’entrée des troupes américaines dans Bagdad. Le symbole était fort dans le contexte d’une action armée -invasion-  critiquée par la communauté internationale. Les Iraqiens dénonçaient la destruction de leur patrimoine national. La réaction internationale condamnait alors avec la perte irrémédiable de collections d’objets assyriens, babyloniens, etc. la destruction d’un patrimoine de l’humanité.  Le texte qui suit est tiré d’une intervention donnée au Cedej, Le Caire en octobre 2006 dans le cadre d’une projection sur le film de Mika Assaf, La mémoire volée, retour au musée de Bagdad (2006).

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Above is the presentation related with the article beneath:

« La question des restitutions d’œuvres d’art : différentiels maghrébins », L’Année du Maghreb, Paris, CNRS édition, 2008, p. 79-97 (Dossier « La fabrique de la mémoire : variations maghrébines », dir. Jean-Philippe Bras).

Here is the introduction:

« Eh quoi ? Les indiens massacrés, le monde musulman vidé de lui-même, le monde chinois pendant un bon siècle, souillé et dénaturé, le monde nègre disqualifié, d’immenses voix à jamais éteintes, des foyers dispersés au vent, tout ce bousillage, tout ce gaspillage, l’Humanité réduite au monologue, et vous croyez que tout cela ne se paie pas ? » Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

Depuis une quinzaine d’années, les demandes de restitutions d’objets pillés par les puissances coloniales ne cessent d’augmenter en nombre comme en médiatisation. Parallèlement, la question des réparations de la dette morale et physique du colonialisme s’est engagée entre anciens colonisés et colonisateurs. Le débat sur les restitutions et les réparations conditionne les rapports Nord-Sud ; comme si, pour faire mentir Aimé Césaire, l’Humanité n’était pas réduite au monologue et que le bousillage devait être payé. La restitution d’oeuvres d’art sert-elle la réparation d’un passé bafoué ? Comment des objets de patrimoine sont-ils devenus des objets de conflits ? Read the rest of this entry »

Heritage Policies in Sudan

January 5, 2009

Here is the  powerpoint presentation of a conference given in the Biannual conference (ECAS) of the European network of African Studies (AEGIS) in Leiden 2007.

It covers one of my favorite topics:

heritage policies in the “post-conflict” Sudan.

Summary:

This paper is an abstract of the communication given in the ECAS, the second biennial conference of AEGIS (Africa-Europe Group for Interdisplinary Studies) in Leiden, on the 10th of July 2007. This article presents the results of my fieldwork research in Sudan in April-March 2006 and January-April 2007. A complete version of this article will published in Egypte/Monde arabe 5-6 on Heritage policies in Egypt and Sudan (forthcoming, first semester 2008).


This paper aims at reconsidering the evidence of national identity construction through a reflection on heritage-making and its institutional mechanisms in the Sudanese context.

The fifty-years civil war of Sudan has been considered by many analysts as a war of competing identities [1]. Since the signature of the Comprehensive Peace Agreement (CPA) in 2005, the reconstruction of the country is presented as the priority of the authorities, but the internal context remains very conflictive (e.g. Darfur) and the national integrity is still problematic (referendum on the autonomy of Southern Sudan in 2011). However, cultural heritage is being promoted by national authorities and international agencies according to the CPA implementation agenda. Heritage is used as a resource to develop cultural diversity as well as a national identity.

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Support Farouk Hosni?

January 5, 2009

Farouk Hosni candidat à la direction de l’Unesco. Chronique d’une campagne controversée
Chroniques égyptiennes 2007, Le caire, Cedej, 2008.

Here is another article I wrote in January 2008 about Farouk Hosni’s campaign to the Unesco’s head post.  The article was released in January 2009 but it only covers the 2007  Campaign… the 2008 campaign was also amazing! Please do contact me to receive the complete version of the article: leturcq[at]ehess.fr!

New! (july 2009) Download the article here : Leturcq Farouk Hosni UNESCO!

Here is the abstract:

Résumé

En juillet 2007, le ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, annonce sa candidature au poste de directeur général de l’Unesco en 2009. Quelques jours plus tard, la presse égyptienne révèle l’implication de deux de ses plus proches collaborateurs dans des affaires de corruption. Cette contribution analyse la double campagne, de soutien et de détraction, menée par la presse égyptienne autour de la candidature du ministre. Ses partisans font valoir son bilan à la tête du ministère de la Culture et présentent son élection comme une chance pour l’Égypte et le monde arabe. À l’inverse, ses opposants l’accusent d’avoir mis à mal la culture égyptienne. L’enjeu de cette candidature est la position et l’image du pays sur la scène internationale.

Abstract

In July 2007, the Egyptian Culture Minister, Farouk Hosni, announced his nomination for the post of Director-General of UNESCO in 2009. A few days later, the press revealed the involvement in corruption cases of two of the Culture Ministry’s high officials. This article analyzes the double campaign in the Egyptian media, both to support and to discredit Hosni’s candidacy. His supporters acknowledged his achievements as Culture Minister and considered his election as an opportunity for Egypt and for the Arab world, whereas his opponents accused him of detracting from Egyptian culture. Farouk’s candidacy revealed national concerns about Egypt’s position and image in the international arena.

Here is a polemic research article I wrote in 2007 about Dr. Zahi Hawass published in Enrique Klaus et Shaymaa Hassabo (ed.) Chroniques Égyptiennes 2006, Cairo, CEDEJ, 2007. new! (september 2009) download the article here or buy the book here

Et Zahi créa l’Égypte: Quand glamour et patrimoine défraient la chronique

Cet article analyse le discours et les polémiques publiés dans la presse égyptienne autour de la personnalité de Zâhî Hawwâs, le secrétaire général du Conseil suprême des antiquités (CSA) en 2006. L’homme a bâti son pouvoir sur le patrimoine égyptien, utilisant sa position institutionnelle ainsi que l’image de prestige qu’il a projetée dans les médias étrangers.

L’article rend compte de son emprise sur le patrimoine égyptien qui englobe les champs culturel, économique et politique. Néanmoins, sa présence dans la liste des 100 personnalités les plus influentes dans le monde dressée par « Time Magazine » ainsi que sa reconduction à la tête du CSA n’ont pas empêché les critiques en Égypte concernant sa stratégie de communication, orientée vers les médias.

Cet article décrit ainsi un jeu de miroir reflétant les ambiguïtés de la politique locale et le prestige international de Égypte en termes de patrimoine, d’identité, de pouvoir, de connaissance, de sciences mais aussi de business. En tant que personnification de l’archéologie égyptienne, Zahi Hawass incarne toutes ces ambiguïtés.


“And Zahi created Egypt”, When Glamour and Heritage Break the News

Abstract

The aim of this article is to analyse the discourse and the polemics in the Egyptian newspapers that surrounded Zahi Hawass, the Supreme Council of Antiquities General Secretary in 2006. By his institutional position and by the prestigious image of himself  he projected in the international media, he built up his power over the Egyptian heritage.

The article gives an account of his seizure over that heritage, which encompasses realms of culture, economics and politics. Yet, his nomination in Time Magazine’s list of the top 100 most influential personalities worldwide and his reappointment at the head of the Supreme Council of Antiquities did not prevent national criticism towards his media-oriented policies.

This article describes a game of mirrors reflecting the ambiguities of local politics and international prestige of Egypt in terms of heritage and identity, power and knowledge, science and business. As the personification of Egyptian archaeology, Zahi Hawass epitomises all those ambiguities…